En 1543, le roi François 1er accorde à Gabrielle de l’Auberge, Dame du Teil, le droit de construire un port au Teil “pour passer toutes gens et marchandises”.

Le Rhône coule alors tout près de la colline et le port sera établi à la Place des Sablons actuelle. La route royale de la rive droite passe dans la Rue Kléber d’aujourd’hui. Un bac réputé pour être “très sûr” sera également mis en service.

 

Le port du Teil

 

 

port ancien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux XVIIème et XVIIIème siècles, le port devient florissant. Il est situé à un nœud de communications vers le Vivarais, les Cévennes et l’Auvergne. Des mulets apportent des châtaignes et du bois de menuiserie et de charpente et s’en retournent chargés de sel et de grain. On embarque également de belles pierres de carrière, de la chaux et des tuiles. Le port du Teil est animé par les cris des nombreux mariniers et de leurs équipages qui font étape dans les auberges de la ville.

La cité possède un grenier à sel. Il s’y fait cinq ou six débarquements par an qui servent à approvisionner toute la région.

 

Pourtant, le commerce est entravé par de lourds droits de péage et des douanes.

Une autre menace pour le port du Teil réside dans les alluvions que chaque crue du fleuve amène. A partir du début du XIXème siècle, des graviers se déposent au nord du Teil, formant bientôt l’île du Teillarès.   

En 1820, les bateaux ont du mal à aborder. Le port est donc prolongé au sud, sur les bords de la Plaine du Roury. Des bateaux à vapeur commencent à circuler sur le Rhône et la progression du trafic va être considérable. Pour faciliter la navigation, on construit des épis et des digues le long du fleuve tout au long du XIXème siècle.

Malheureusement, après 1870, le port du Teil reçoit un coup mortel avec la construction de la ligne de chemin de fer. Le port s’achemine rapidement vers sa fin.

 

 

 

 

 

 

Le grenier à sel
GRENIER A SEL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                

 

citernas à quai

 

 

 

 

              

TOUEUR 3 BARQUES

Au XXème siècle, le port est transféré sur la rive gauche du fleuve, en face du Teil.

Un toueur y est constamment amarré, un des toueurs qui se succèdent pour remonter quelques barques sur la partie la plus pentue du Rhône.

Plus tard, le quai, d’une cinquantaine de mètres, ne devient qu’une escale pour la nuit, ou pour décharger quelques livraisons de fer pour les Etablissements Seboul ou Sibille.

CITERNAS à QUAI


DECHARGEMENT TOUEUR

Les gigantesques travaux d’aménagement du Rhône, dans les années 60, avec la construction du barrage de Rochemaure et du canal de dérivation dans la plaine de Montélimar, mettront un point final à l’histoire de la navigation devant notre bonne ville du Teil et dénatureront à jamais notre Rhône.

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