Aménagements

Après 1980 un certain nombre d’aménagements, destinés à améliorer le trafic intense et à redonner aux places leur rôle spécifique, ont été créés.

Les déviations

En 1990 la déviation sud, du pont suspendu sur le Rhône à Lafarge, s’achève. Elle est destinée à désengorger la rue de la République, en particulier du trafic des camions circulant sud-nord et nord-sud. La continuation de cette déviation vers Rochemaure est prévue en 2 008.

Quant à la déviation vers le centre Ardèche, qui devrait aller de Rochemaure aux Combes en passant par le plateau de la Sablière, elle est programmée….afin que le Teil retrouve sa tranquillité.

Les places

Sous la municipalité de Robert Chapuis de nombreuses places ont été aménagées. Deux surtout ont contribué à changer l’image du Teil : la place Pierre Sémard et la place Jean Macé.

Pour les teillois la place Pierre Sémard, c’est avant tout  « LES SABLONS  ». Une appellation qui trouve son identité dans le passé géographique de la ville.

 

BOULEVARD STALINGRAD  OU "LE QUAI"
PLACE DES SABLONS AVEC VUE SUR LE CHATEAU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au tout début du 19ème siècle, recouverte de sable (d’où son nom), elle jouxtait les quais du Rhône, aujourd’hui boulevard Stalingrad.

Le trafic fluvial était à son apogée et les Sablons, véritable petit port teillois, vivaient au rythme de la navigation fluviale. Nombreux sont les commerçants teillois qui, longeant le Rhône sur les chemins de halage, partaient des Sablons pour faire des affaires à Lyon. A cette époque, le cœur commerçant de la cité battait dans la rue Kléber.

Lorsque plus tard, les commerçants sont descendus s’installer dans la rue de la République, la place des Sablons choisie par les ancêtres pour recevoir l’arbre symbolique de la Liberté, est devenue un lieu de concentration. Un point de rencontre inévitable.

Son rôle social se dessina, alors, avec le marché hebdomadaire. Tous les jeudis, maraîchers et éleveurs dressaient leur étal où se côtoyaient, dans le brouhaha, oies, poules, et autres volatiles. « Au moment des foires, se souviennent les anciens riverains, le drapeau tricolore était dressé sur une pompe située devant l’actuelle Maison de la Presse . C’est là que nous venions nous approvisionner en eau fraîche ».

Le chemin de fer a beaucoup contribué à la popularité de la place. La proximité de la gare conférait aux Sablons un impact commercial que cafetiers et hôteliers surent légitimement exploiter. Le P.L.M. garantissait en permanence un flux bigarré de voyageurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Mais les Sablons c’était aussi et surtout le rendez-vous de la fête. Les étés d’avant-guerre étaient ponctués des représentations de petits cirques en plein air ou autre troupe de théâtre ambulante sous la couronne ombragée de la place. Le clou de l’animation revenait incontestablement à la vogue annuelle.

Le 1er dimanche du mois d’août, les forains déployaient, sous les yeux intéressés des badauds, leur cohorte de manèges. Il y en avait sur la place, le long du boulevard Stalingrad et jusqu’à la place des Ecoles.

LA GARE ( colorisée)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après guerre, la place Pierre Semard, nouvellement rebaptisée, a perdu son influence. En  1966, le maire Paul Avon a mis en place le système du sens unique dans la rue de la République. La traversée du Teil était devenue trop dangereuse.

Les journées, puis les quinzaines commerciales avec leur lot de catcheurs, de majorettes, d’équilibristes ont supplanté les foires d’antan. Mais la place ne vivait plus au quotidien. Même le marché dut être transféré place Jean Moulin. Il fallait désengorger le Centre Ville. Peu à peu elle était devenue …….un parking.                 

Texte  du n° 16 « Le Teil Avenir » avril 1 988.

La nationale 86 longeait les maisons côté nord. Les serveurs des cafés et des restaurants étaient obligés de la traverser, plateau à la main ! L’aménagement consista à éloigner la nationale des maisons pour donner de la place aux terrasses des cafés et aux piétons, tout en conservant des places de stationnement. Une consultation de la population fut entreprise, les élèves des classes de 4ème du collège Marcel Chamontin y participèrent, certaines de leurs idées furent d’ailleurs retenues. Les travaux eurent lieu en 1 988.
 

TRAVAUX PLACE DES ECOLES actuellement JEAN MACE
PLACE DES ECOLES AUTREFOIS

La place Jean Macé : c’était « La place des Ecoles », elle était devenue, elle aussi, un parking où le stationnement était souvent anarchique. Pour lui redonner un aspect plus convivial et améliorer la circulation, la route a été décalée côté café, de l’espace a été gagné côté écoles. Inaugurée en mars 1995 elle a reçu le nom de Jean Macé fondateur de la ligue de l’enseignement, choix logique pour l’ancienne place des Ecoles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          

                            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Sablière

Sur les hauteurs du Teil, non loin du célèbre pigeonnier, s’est constitué un nouveau quartier où  locatif et accession à la propriété cohabitent. Début 1984 une soixantaine de lots furent construits par E.D.F. et l’office H.L.M. de Privas. Vignes, terres cultivées, carrières de sable rouge sont remplacées par des habitations.

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