LAFARGE

1749. A cette époque, Claude Pavin dont la famille est d’origine poitevine, Conseiller au Parlement de Grenoble, achète le fief de Lafarge, qui se trouve au nord de Viviers. Ce fief appartenait à Aymard de Monteil. La branche cadette des Pavin unira à son nom patronymique le nom de ce fief selon une coutume ancienne. En 1793, un four à chaux et la montagne en dépendant sont achetés par la famille.

1833. – C’est la date officielle retenue pour la création de l’usine Lafarge entre Viviers et le Teil. Pourtant, un chauffournier qui travaille seul, exploite déjà, depuis quelques années, un gisement de pierres calcaires de la montagne Saint Victor. Là, il fabrique de la chaux destinée à la construction. Il verse en échange du droit d’exploitation 300 F par an au propriétaire Joseph Auguste Pavin de Lafarge. Celui-ci va, en 1830, entreprendre de mettre en valeur le gisement calcaire. Deux fours sont construits.
     En 1833, Léon, fils de Joseph Auguste, officier démissionnaire, vient succéder à son père. 3 nouveaux fours sont construits et Léon donne l’impulsion décisive et développe ce qui n’était jusqu’alors qu’une petite affaire familiale.

1839. – Edouard, le jeune frère vient seconder  Léon. Edouard a du génie. Un procédé est mis au point pour éteindre la chaux vive qui était très dangereuse à transporter. La chaux pourra désormais être transportée dans des sacs de toile de chanvre. En 1848, la société s’appelle Lafarge Frères. La chaux se vend pour la construction des ponts sur le Rhône, pour le port de Marseille, de Toulon, d’Alger… pour le P.L.M.

VUE GENERALE DE LAFARGE

1862. Vingt fours et 50 000 tonnes par an. Edouard de Lafarge comprend que l’avenir de l’usine passe par l’exportation. Son plus beau “coup” : 120 000 tonnes de chaux vendues pour la construction du canal de Suez. La famille de Lafarge possède plusieurs châteaux près de l’usine ou à Viviers

CHATEAU DE LAFARGE

1870.Trente-sept fours et 80 000 tonnes par an.

1880La Cité Blanche, du nom de l’épouse d’Albert de Lafarge, morte prématurément, est construite le long du Rhône pour loger les ouvriers. Là, ils disposent de jeux et d’une buvette. Les maisons des contremaîtres sont plus hautes. Plus tard, une nouvelle cité sera construite de même que l’église qui remplacera la chapelle qui  trônait au beau milieu de l’usine. Des écoles religieuses, un hôpital, des magasins complètent la cité ouvrière..
Une caisse de secours est créée. Alimentée par les ouvriers qui versent une cotisation mensuelle et par l’usine qui verse aussi sa part. Cette caisse, assure les secours aux ouvriers malades ou blessés, verse des pensions aux ouvriers âgés ou infirmes, participe à des primes de mariage, de naissance, …Toutes ces avancées sociales font la renommée des propriétaires des usines de Lafarge. Les ouvriers forment de véritables dynasties, les enfants succédant aux parents, parfois sur plusieurs générations.

LA CITE

En 1850, 300 employés.
En 1900 :
1200 employés.
En 1941 :
1000 employés.

Vers la fin du XIXème siècle, la Société Lafarge se lance dans le rachat de sociétés de chaux et ciment de la Vallée du Rhône (Meysse, le Teil, Cruas) et ensuite aux quatre coins de la France
Les progrès s’accélèrent. Dans le nouveau laboratoire mis en place, nouvelle étape, avec la naissance d’un ciment qui deviendra le fameux Portland. Avec l’électricité et le gaz qui font leur apparition, des cuissons à haute température permettent la naissance du ciment extra-blanc puis du Superblanc.

1912On installe le premier four rotatif.
 
1936.
Lafarge est aussi touchée par les grèves. Les revendications sociales arrêtent le travail pendant plusieurs jours. Lafarge doit concéder des augmentations de salaires et l’implantation d’un puissant syndicat CGT. Parallèlement, Henry de Lafarge est battu dans son fief de Viviers au Conseil Général par le Député socialiste Edouard Froment. Début 1938, une nouvelle grève, très dure, sera sévèrement réprimée par la direction qui tient sa revanche. Les meneurs sont renvoyés.

1944.A la libération, l’usine est placée sous séquestre. Pendant 30 mois, l’usine est placée sous le contrôle de l’état.

1950L’usine se modernise : concasseur mécanique (la casse était jusque là faite à la main par les ouvriers), premiers camions et chargeurs, abandon de tous les fours droits…

UNE CLASSE DE L'ECOLE MATERNELLE DE LA CITE

 

Arbre de Noël 1960

Arbre de Noël 1960

Au 1er rang Mr Jette Directeur

 

Colonie de vacances  Ldes garçons

colonie de vacances des garçons

La Chartreuse de Bonnefoy

1960. – 900 personnes produisent 450 000 tonnes de ciment.

 

Années 90. 170 personnes produisent 1 million de tonnes.

 

Sources :

-  Naissance d’une entreprise, les Pavin de Lafarge. Editions François-Xavier de Guilbert.
- Article du Dauphiné Libéré paru en 1983  pour le 50 ème anniversaire de l'usine Lafarge

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