Briqueterie Terrasson.

L’histoire éphémère de la briqueterie Terrasson au nord de Mélas, dans le vallon de Couriol, est un cas exemplaire. Vers 1830, Vital Terrasson reconnaît à la Sablière un affleurement de terre réfractaire qui, dès les premiers essais, se révèle d’excellente qualité en raison de sa très forte teneur en alumine.
            Il s’associe avec son frère pour créer une briqueterie qui fonctionne dès 1832. A la mort de son frère, en 1832, Terrasson de Fougères trouve un nouveau partenaire en la personne de Gavet, ingénieur aux mines de La Voulte qui apporte sa compétence technologique.
            L’entreprise crée une machine à fabriquer des briques pour laquelle un brevet d’invention est déposé. Trois ouvriers suffisent pour faire fonctionner et alimenter cette machine qui fonctionne avec une précision et une rapidité merveilleuses. L’entreprise connaît très vite de brillants résultats. Ces briques étaient utilisées pour les hauts fourneaux et les entreprises métallurgiques en plein essor.
            La mort de Gavet en 1840 marque le déclin de l’exploitation par manque de connaissance technique. L’entreprise continue à fonctionner jusqu’à la mort de Terrasson de Fougères en 1865. L’affaire est alors définitivement abandonnée.

 

 

 

 

 

 

Moulinage Berthaud

 

moulinage BERTHAUD

 

Il était situé à 500 m au sud du hameau de Mèlas en bordure de la route qui mène à la Rouvière.

L’usine utilisait l’énergie hydraulique, elle a fonctionné ensuite au charbon puis à l’énergie électrique.

Un canal d’amenée d’eau est encore visible au dessus des toitures. Il alimentait une chute d’eau qui actionnait une roue à aube, laquelle entraînait toutes les transmissions, verticales et horizontales.

La porte d’entrée conserve la date de 1821. Nous avons connaissance qu’en 1835 une fabrique de soie appartenait à Jacques Berthaud.
           

Le moulinage cesse son activité le 1er février 1858. Il reprend à une date indéterminée mais nous savons qu’en 1882 une trentaine de personnes y travaillait.
            En 1962 les bâtiments sont achetés par la société Billion, puis revendus en 1984.

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INDUSTRIESpatrimoine industriel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CIMENTERIES BRUNO

En 1887, la Sté Pavin de Lafarge absorbe cette Sté qui prendra le nom, en 1919, de Sté Anonyme des chaux et ciments de Lafarge et du Teil. Seize fours à chaux sont en activité en 1887 , leur nombre est porté à vingt trois en 1909.
Il y eut une très forte demande de ciment pour la construction du canal de Suez et l’implantation du chemin de fer PLM.

Le journaliste local Fernand Etienne, auteur des fameuses « brindilles teilloises » qui habitait La Violette, rapportait dans  un article du «  Dauphiné Libéré » des précisions intéressantes concernant l’usine Soulier- Bruno :

« L’usine Soulier-Bruno était placée à l’est de la route nationale. Elle recevait la chaux vive des installations érigées à l’ouest  de la RN 86 en face de la cité des jardins, à l’extrême sud de la commune du Teil.

La chaux était transportée dans des tombereaux en fer tirés par d’énormes mulets. La matière brûlante était mise en tas. Pour l’ « éteindre », c'est-à-dire la faire désagréger, on l’arrosait d’eau à l’aide d’arrosoirs. Pour éviter les émanations étouffantes de poussière et de vapeur d’eau, les ouvriers s’abritaient la bouche et le nez avec un grand mouchoir, seuls les yeux apparaissaient…

…L’usine de La Violette ne fabriquait pas seulement de la chaux mais aussi des ciments dont le « grappier » appelé surtout ciment Portland, issu des résidus de chaux était jeté avant 1868. On découvre d’ailleurs toujours ces résidus lorsqu’on procède à des fouilles pour des canalisations ou des constructions sur les lieux où ils avaient été déversés...

…A la fin du 19ème et au début du 20ème siècles, l’usine qui avait été absorbée par le groupe Lafarge avait un effectif allant jusqu’à 350 personnes…

…La guerre de 1914-18 permit aux jeunes et à ceux qui étaient au pays de revoir fonctionner sous une autre forme et par l’intermédiaire de soldats américains, l’usine à chaux du Teil, mais la guerre finie, l’usine se mit définitivement en sommeil. »

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Les usines Billion

 

En 1893 Armand Billion établit une affaire de courtage en soie à Lyon.
Après 1918 il s’intéresse à l’usine de la Barrèze à Privas.
De 1928 à 1936, il achète 3 usines en Ardèche dont celle du Teil.
En 1939 il transforme l’affaire en une société anonyme; M Billion, le président, devient moulinier-transformateur-marchand.
La société travaille la soie puis les fils synthétiques.

USINES BILLION

En 1947 M.Billion crée un fil qui va connaître un succès mondial : le nylon mousse « cheveux d’ange » protégé par un brevet d’invention. Ce fil sera par la suite jumelé avec la marque « Hélanca ».
1948 : décès de M.Billion, son fils aîné lui succède.
Le siège social de la société est à Lyon. L’usine du Teil comportait un laboratoire chargé de recherches qui inventa de nouvelles façons de travailler le fil. 

 

 

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L’usine Bruno.

Au 19e siècle, plusieurs propriétaires se partagent les carrières de calcaire à la sortie sud du Teil, à l’ouest de la RN 86. Ces dernières étaient exploitées soit pour la fabrication de la chaux soit pour l’enrochement des digues du Rhône.

Un acte de 1775 nous apprend qu’il existait à cet emplacement un « rafour » pour y fabriquer de la chaux et dont la propriété se répartissait pour moitié, entre le marquis de Joviac et la communauté du Teil.

Telle était la 1ère unité de production de chaux au sud du Teil qui sera démolie en 1842.
En 1850 Mathieu  Couturier reprend l’exploitation et construit de nouveaux fours ; leur nombre augmente rapidement de 1860 à 1865. Entre temps Couturier s’est associé à Soulier et Bruno, ils fondent la Sté Anonyme des chaux et ciments du Teil.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

remise de médailles chez Billion en 1979
 
En 1967, l’usine a 40 ans, l’effectif est de 180 personnes. 80% sont des femmes, la moyenne d’âge ne dépasse pas 25 ans. Quelques unes n’ont même pas 16 ans.
Les ouvrières travaillent debout, elles font 44H par semaine. Le travail est pénible par son intensité,  il faut suivre la cadence de la machine dans une atmosphère moite et chaude.
Les hommes, une trentaine, sont employés à l’entretien, à la manutention, au magasinage.


L’usine de la Croix Rouge a fermé en 1983, les locaux ont été achetés par la municipalité. Aménagés,  ils sont actuellement l’espace Aden ( bureaux, services administratifs, ateliers…)
Elle a été transférée dans les anciens locaux de la Méta à Frayol. Elle a fermé définitivement le 5 décembre 1997, il y avait alors environ 70 ouvriers.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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