Quinze chalets construits en bordure de la voie ferrée, à la sortie nord du Teil, à l’emplacement de la gendarmerie actuelle sont apparus un jour, quelque temps  après la 1ère guerre mondiale. Ils répondaient au nouvel essor économique du chemin de fer, et ’accroissement du nombre de ses employés.

Des hommes unis par la même passion, les locomotives, et par le même idéal de vie, la joie et la bonne humeur vivaient là avec leurs familles. C’était les cheminots du service de la traction. Ces chalets virent le jour en 1919, suivis par les deux grandes cités PLM, construites en 1920, lesquelles subsistent toujours.

Avant la 2ème guerre mondiale, la dénomination de ce quartier était « les baraques ».

A partir d’août 1944, à la libération, après 4 ans de privation, d’occupation, de couvre feu, toutes les occasions étaient bonnes pour faire la fête : feu de la St Jean, fête du quartier, de très nombreux bals organisés à l’improviste sous la houlette de l’accordéoniste Louis Vialatte et de ses enfants, tous musiciens.

C’est à cette période que les « baraques » sont devenues « le village en bois ».            

A la construction, c’était des chalets provisoires, donc de fabrication légère, la toiture était de la toile goudronnée laquelle se déchirait par très violent mistral, d’où des gouttières à la première pluie.

A cette époque les enfants étaient bercés par le roulement des trains sur la ligne Alais-Le Pouzin et par les manœuvres du dépôt. La vie était imprégnée du bruit, de l’odeur, des poussières noires de cette atmosphère ferroviaire. On y vivait au rythme des trains. «  Nous avions un immense respect pour le dur travail de nos pères » se souviennent les anciens du village, « aussi, nous nous efforcions de ne pas faire de bruit en jouant, lorsque l’un d’entre eux avait fait la nuit ».Excentrée, la cité PLM obligeait les familles à s’organiser dans leur vie de tous les jours. Pour l’école par exemple, les jours de grand froid ou de neige, il n’était pas question pour les enfants de refaire le trajet depuis l’école du centre, pour déjeuner. Alors, avec leur casse-croûte dans la besace, tous les écoliers du quartier se retrouvaient  au chaud, se rappelant les baignades de l’été dans les lones ou les jeux sur la colline de la Madone des Lapins.

Pour le ravitaillement, des commerçants ambulants se rendaient régulièrement sur place. Mais l’essentiel des courses se faisait à la coopérative du PLM où les ménagères avaient des avantages.

L’ambiance était telle dans ce village en bois  qu’une chansonnette avait été créée par M. Vialatte. 

Nous ne résistons pas au plaisir de vous en  présenter un extrait. Elle se chante sur l’air de « Ah, le petit vin blanc.»

AU FOND les MAISONS EN BOIS

 

Refrain


" Ah ! le village en bois.
Ce petit coin tranquille
Où l’on est en famille
Personne n’est en bois
Et quand cela nous prend,
Chacun chante sa romance
Et l’ensuqué en cadence
Fait danser, fox-trotter,
Des tangos chaloupés,
Des javas .....comme au village en bois

 

 

" Sans plus de manière
Jamais en colère
Quelquefois la mère
Vous traite de pantin.
Cela ne dure guère
Car avec le père
Et le petit frère
On entonne ce refrain"

« Dans un vieux quartier
Vers le Teillaret,
Les gens n'sont pas bêtes
Sans chi -chi ni fla-fla
Ils ne s’en font pas ....c'est toujours la fête

Le Village en Bois

 

 

 

 

CITE P.L.M

 

 

 

                                                                     

 

 

 

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