La vie des cheminots.

Au moment de l’apogée du chemin de fer, vers 1937.

Au Teil, le nombre de cheminots est de 1500 agents, ce qui représente une population moyenne évaluée à 5000 personnes vivant du chemin de fer sur une population de 8000 habitants.

L’évocation de ces chiffres démontre que les cheminots sont les plus nombreux et qu’ils vont marquer de leur empreinte  la vie locale.

Au Teil, les cheminots avaient :
                        Un service Médical, avec un médecin du chemin de fer, que l’on pouvait consulter dans le bâtiment au nord de la gare, à côté de l’ancien passage à niveau, et une infirmière. En général les familles des cheminots avaient ce même médecin, parfois un peu par obligation.

                        Le Jardin des cheminots : les agents qui le désiraient pouvaient avoir une parcelle dans les terrains situés au bord du Rhône. Ils passaient là une partie de leurs repos à jardiner pour se procurer les légumes pour leurs familles ; ils réalisaient ainsi des économies

                        La Coopérative des cheminots : elle se situait à l’angle des Sablons et de l’actuelle rue de la Paix, à l’emplacement de la banque Marze. Les ménagères se fournissaient en grande partie à la coop où elles trouvaient pratiquement tout pour la vie de tous les jours, de l’épicerie jusqu’aux chaussures en passant par les vêtements et la droguerie. L’avantage est qu’il y avait en fin d’année le « boni », ce qui permettait de se payer de petites fantaisies.

                        L’UAICF (Union Artistique et Intellectuelle des Cheminots de France) et son groupe artistique : de nombreuses animations étaient proposées dans le domaine de la peinture, avec Ray Peyraud, de la poésie et surtout du théâtre. La troupe  théâtrale était animée par le GAOC (Groupe Artistique Ouvrier et Cheminot) et se produisait au Teil mais aussi dans les environs, toujours avec le même succès.


LES MONITEURS DE LA SNCF
CAMPS DE VACANCES

                       

L’USPLM  (Union Sportive PLM) a regroupé plusieurs activités sportives dès 1930. Le 30 Mai 1932 était déclarée l’USPLM et Vigilante teilloise qui englobait pratiquement tous les sports et dont s’occupaient les cadres du chemin de fer (basket, athlétisme, football…) On peut dire que c’est l’USPLM qui est à l’origine du sport au Teil.

 

.Le Centre de Jeunesse accueillait les enfants le jeudi et pendant les vacances. Des moniteurs, cheminots détachés, encadraient ce petit monde dans l’espace réservé à cet effet, à l’emplacement de l’actuelle place René Cassin. Dans ce même cadre, les enfants pouvaient participer à des sorties et bénéficier de colonies de vacances à la mer ou à la montagne
accueilaccueil

 

PATRIMOINEPatrimoineLE TEIL PRESENTATIONPrésentation
AU FIL DES ANSAu Fil des Ans CARTES POSTALESCartes Postales chapitre CHEMIN DE FERChapitre Chemin de Fer

Le service VB .  Entretien des Voies

Ses 2 passages à niveaux -
            1 route de Montélimar  (supprimé en 1946) -
            1 à Frayol (supprimé en 1977)

PASSAGE A NIVEAU  (ancienne route du pont)
UN PEU PLUS DE 1500 AGENTS TRAVAILLAIENT SUR LE TEIL

Le chemin de fer au Teil

Arrivée du Chemin de Fer.
Dans les années 1870, Le Teil est une petite bourgade qui vit de l’agriculture ; quelques ouvriers travaillent à l’usine de Lafarge, d'autres sont mariniers. La navigation sur le Rhône est très active
CENTRE DE TRIAGE NORD

Le 10 Janvier 1872, la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), ouvre une enquête pour implanter les stations le long de la ligne d’Alais au Pouzin. Le rapport du 25 Août 1874 indique que la station du Teil sera établie à la bifurcation de la ligne d’Alais au Pouzin et de celle qui devra relier Nîmes au Teil. C’est le 22 Mai 1876 que notre ville verra l’arrivée du chemin de fer sur la ligne Alais-Le Pouzin. La cité prendra alors rapidement l’aspect d’une petite ville industrielle. Mais la topographie du terrain ne lui permet pas de grandir normalement.

La ligne Le Pouzin-Le Teil-Voguë-Bessèges a été construite pour amener le charbon du bassin cévenol vers les hauts fourneaux du Pouzin et de La Voulte. La création de cette ligne a également permis la liaison avec la ligne impériale Paris-Lyon-Marseille par l’intermédiaire de la ligne déjà existante Privas- Livron. Ce n’est que quatre ans plus tard, le 30 Août 1880, que la ligne Nîmes- Le Teil sera mise en service.
Dès le début, la gare va connaître un trafic marchandises très important ce qui nécessitera l’implantation d’un triage, donc de moyens de traction d’où la création immédiate d’un dépôt.

Coincée entre la montagne et le Rhône, gênée par le chemin de fer naissant, la ville se développe tout en longueur, reliant petit à petit les hameaux de La Violette, Frayol, Mélas et Teillaret pour ne faire qu’un seul gros bourg.
De 2477 habitants en 1861, elle en compte 8520 dans les années 1930 et le chemin de fer est pour beaucoup dans l’évolution de ces chiffres

GARE VUE INTERIEURE
LES AGENTS

Il y avait au Teil
            Le triage Nord avec ses 39 voies -
            Le triage Sud avec ses 26 voies -
            8 Postes d’aiguillages Poste 664- Poste  A  -
                 Poste     1 -                 Poste    B  -
                 Poste     2 -                 Poste    C  -
                 Poste     3  -                Poste    Lafarge  -

3 pylônes Flood de 35m pour éclairer les installations 
           La lampisterie  

   Soit environ 600 agents.          

Le Dépôt

Avec ses 2 rotondes :

Nord pour 50 locomotives + pont tournant de 21m -
Sud   pour 48 locomotives + pont tournant de 21m -
L’atelier de levage pour la révision des locomotives -
Le quai à combustible  (charbon)
Le TIA  (traitement des eaux)

Le petit entretien(réparation des wagons) -

Un réservoir d’eau de 2500 m3 -

Quatre châteaux d’eau de 200m3 -
Douze grues hydrauliques -
                                  
Soit 900 agents :         300 roulants + 600 sédentaires

LE DEPOT DES MACHINES
La gare