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Dans la Grande Rue (rue Kléber) vit l’élite de la société, les commerçants, les artisans.

Un réseau de rues transversales vers le Rhône à l’est et vers le village du château à l’ouest, est le lieu où habitent dans de véritables taudis les gens de condition modeste. Ces ruelles empuanties par des tas d’immondices sont étroites et sombres. Des ruisseaux qui se franchissent à gué coupent la grande rue, et servent d’égouts. (Ces ruisseaux furent finis de canaliser par voie souterraine en 1899).

Le village du château est de plus en plus abandonné.
 
Le bac, pour traverser le Rhône, appartient au comte de Joviac, il est situé à Frayol. Un autre fut ensuite installé aux Sablons.
 
Le marquis de Joviac ne paie pas de capitation et prélève de nombreux impôts féodaux. Il possède au Teil un moulin, une maison, un domaine appelé Peyrolle, et un bois et devois au quartier Combe de Frayol.

Des habitants travaillent au château, il y a 81 artisans, mais la population est principalement paysanne, 155 journaliers et autres travailleurs sont employés aux travaux des champs. Le niveau de vie est misérable même si les chartes de franchise ont octroyé quelques libertés.

La mortalité est forte, en 1788 sur 1200 habitants on relève :

30 décès dont 13 femmes et 10 enfants (8 filles, 2 garçons) et 7 hommes (Il s'agit uniquement des personnes baptisées).

Quelques familles sont aisées : les Pavin de Lafarge, Cuchet, 11 négociants ( dont les familles Gras, Vernet, Mourzelas, Méan). 46 familles possédent un ou plusieurs domestiques peu payés, simplement logés et nourris.       
           

 

 Le Teil vers 1789
(d’après les recherches de M. Hébrard)