Le château du Teil.

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Le château fut fortifié au XIVème siècle. C’est certainement à cette époque qu’a été construite, hors fortifications, la grosse tour dont il reste encore les assises, au sud des restes du château, à proximité de l’ancienne poudrière, dont on voit les pans de murs disloqués et empilés les uns sur les autres. Cette tour formait un quadrilatère de 13m sur 11m et avait des murs de 4m d’épaisseur.


Le donjon devait se trouver à l’emplacement du pigeonnier, endroit stratégique par excellence. Ce pigeonnier fut construit par la famille De Jovyac, derniers seigneurs du Teil, auxquels le château appartenait.
  

Du château du  Teil, il ne reste de nos jours plus grand-chose et il est bien difficile de se faire une idée de ce que fut cette imposante forteresse. D’après Célestin Dubois, historien, le château formait un quadrilatère de 200m de long sur 50m de large.

« Les constructions du château étaient flanquées d’un énorme bloc sur les ruines duquel se trouve le signal où était creusée, dit-on, une immense citerne qui alimentait le château et le bourg du Teil en temps de guerre. Le château fort était entouré de murs épais à pans coupés. Au nord, il était garanti par un large fossé flanqué de redoutes et de terrassements. Il se composait de deux grands corps de bâtiments reliés ensemble par des constructions qui en formaient les dépendances. D’un autre côté, il était garanti par des fossés et de l’autre par un rocher à pic. »

LE CHATEAU


BREF HISTORIQUE

Les premiers seigneurs du Teil furent, au haut Moyen Age, les évêques de Viviers et ils le restèrent plusieurs siècles, car même après l’apparition de seigneurs laïques, ils conserveront des droits souvent très étendus, affirmant ainsi leurs puissances personnelles et la puissance de l’église. Par les conventions du 10 Juillet 1305, ratifiées en 1308, l’évêque du moment reconnaissait la souveraineté du roi de France mais non sa suzeraineté.

En l’an 1298, l’évêque Aldebert de Peyre vendit à Guillaume de Donzère le château et les terres du Teil. Deux ans plus tard, celui-ci, couvert de dettes revendait à Giraud Adhémar, seigneur de Monteil, le château et le mandement du Teil. Ainsi apparaissent les Adhémar qui vont régner pendant une longue période sur le château du Teil. Ils étaient originaires du Dauphiné et issus de la famille de Poitiers, ducs de Valentinois. Des documents authentiques les apparentent aussi à Guy de Bourgogne, le futur pape Calixte II.

Il semble que la seigneurie du Teil a eu de nombreux seigneurs mais les Adhémar et les Lestrange furent sans conteste les plus puissants. Le dernier des Lestrange, Claude de Hautefort Lestrange, homme fougueux, présomptueux et exalté était, comme son père, fidèle au Duc de Montmorency. Il épousa Paule de Chambaud, une protestante et devint seigneur  de Privas. Chef de la révolte contre Louis XIII, il réussit à lever une armée et s’empara du fort de Tournon à Privas. C’est là qu’il fut blessé et pris par les troupes royales après l’assaut qu’elles donnèrent au fort. Jugé et condamné à mort, il fut décapité en place publique à Pont Saint Esprit le 6 Septembre 1632. Tous les biens de la famille furent confisqués. On ne bafouait pas impunément l’autorité royale.  

Encore fallait-il prendre le château. C’est pourquoi le commandant des troupes royales, le Maréchal Caumont de la Force, voulut l’investir mais c’était une forteresse redoutable qualifiée de « quasiment imprenable » et seul un siège en règle aurait pu en venir à bout. Ce siège n’eut finalement pas lieu et, à la grande surprise du maréchal de la Force, la famille de Lestrange lui céda le château. Ce fut un sursis pour ce dernier car le roi et son ministre Richelieu avaient la rancune tenace. En effet, deux ans plus tard, en 1634, le château fut bombardé par Richelieu qui remontait le Rhône. Un boulet atteignit la poudrière, provoquant une formidable explosion et l’incendie des bâtiments. On peut encore juger de la violence de l’explosion en visitant ce qui reste de la poudrière, d’énormes pans de murs qui ont été soufflés et sont retombés les uns sur les autres, certains même allant écraser les misérables habitations situées en dessous, au plus près de la falaise. Les seigneurs de Lestrange furent sans nul doute les derniers à avoir résidé au château.
Ensuite la seigneurie du Teil passa sous l’autorité de divers seigneurs et la famille de Jovyac a été la dernière à la posséder.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE VIEUX VILLAGE

 

 

 

 

VUE GENERALE DU VILLAGE

 

 

 

 

 

 

 

PORTE D'ENTREE DU VILLAGE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE LAVOIR

 

 

 

 

 

 

A l’origine la première agglomération du Teil se trouvait au pied du château fort dans l’enceinte de la forteresse. Elle est peu à peu descendue au pied de la colline, vers la ville basse, près du Rhône à partir du XVIème siècle. Cette première agglomération existe toujours actuellement et conserve de nombreux vestiges :

c’est le quartier du Château.

 

 

 

 

 


Le vieux village qui existe donc depuis le XVIème siècle, est constitué essentiellement de la rue Kléber qui s’appelait alors « Rue Basse », et de ses rues adjacentes qui descendaient vers le Rhône. Il faut préciser que le Rhône passait alors beaucoup plus près de la colline et que le Teil disposait d’un port. En effet, en février 1543 François Ier avait donné l’autorisation de sa construction.

Ce port se situait à l’emplacement de la Place des Sablons (actuellement Place Pierre Semard) puis du Boulevard Stalingrad que les vieux teillois appellent encore « Le Quai ».

 

Rappelons aussi que la voie romaine d’Antonin le pieux passait au Teil, au pied de la colline par ce qui est devenu « Rue Basse » puis « Rue Kléber », qu’elle empruntait « la Rue Montant au château », puis le « chemin de Fontenouille » pour rejoindre Mélas.

Le Teil était donc un lieu d’échanges. Les châtaignes de la Cévenne arrivaient ici et partaient ensuite pour Lyon ou le Midi ; de la montagne descendaient beurre, légumes, planches.

Ces denrées étaient échangées contre du sel apporté par les bateaux ou parfois en contrebande malgré la vigilance des « gabelous » ou contre des graines ou du vin. Le sel était d’ailleurs stocké dans le grenier à sel que l’on peut voir encore actuellement dans la rue Kléber. De nombreux cafés, auberges étaient disséminés dans le village.


Le fait que Le Teil soit un lieu de passage routier et fluvial développa la vie économique. La « Rue Basse » qui était l’artère principale était bordée d’hôtels particuliers qui abritaient les demeures des notables, des bourgeois et de la noblesse du lieu. On trouve encore actuellement des vestiges de cette époque sur certaines façades.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEMEURE DE NOTABLE



LE TEIL: 1er PLAN LE TEMPLE AU FOND LE VIEUX PONT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

accueilaccueil
AVANT 1800chapitre avant 1800

 

 

 

 

 

  

Ce qui est actuellement le temple était à l’origine l’église paroissiale Notre-Dame du Teil fondée par Hugues Adhémar le 28 septembre 1360. Le temple quant à lui a été inauguré le 19 novembre 1898.

Sources : « Histoire du Teil ». (André Hébrard.)